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Il y a ce que je vois et ce qui existe.
Il y a la morsure du froid et les temps difficiles.
Il y a et cela ne nous indiffère pas.
Il y a eu de tristes et vaines habitudes.
Il y a eu le temps que nous pensions possible.
Il y a eu et cela espace nos présences
Il y aura et tu le sais maintenant.
Il y aura et cela je ne l’oublie pas.
Il y aura des matins impossibles.


Le temps fatigue et décide, nous l’avons toujours su, sans rien vouloir. Les fleurs qui nous accompagnent lentement s’inclinent et nous indiquent une possibilité. La possibilité d’un questionnement. Nous n’irons pas plus loin, nous ne reviendrons pas et cela nous convient. Nous savons d’où nous venons, où allons nous ? Les fleurs toujours nous accompagnent et mesurent le temps. Temps possible où incompossible , incompatible, impossible, notre temps, le notre sans partage possible. Je te l’ai souvent dis, je n’ai jamais pu balancer l’amour par la fenêtre.