
Huile sur toiles. 2 x 150 / 120 cm.
Je suis retourné dans le jardin
Sans rien dire, sans rien penser.
J’ai connu de plus beaux matins,
De bien plus belles matinées.
La lassitude accompagne mes pensées.
La nuit insensiblement est oubliée.
Le jour va sans doute être confisqué.
L’ensemble est simplement inachevé.
Nous n’avons jamais été soulagé.
Nous avons toujours défini
Notre chemin dans la journée.
Celle qui jamais ne se finit.
La lumière tranche la pièce de lignes régulières.
C’est étrange, il fait beau, aucun souffle de vent.
Rien n’a encore changé dans les plis du temps.
Le silence est perceptible, il impose sa lumière.
Le jour raye la chambre vide de sons,
La fenêtre est devenu une étape possible,
l’espace un lieu de privations. Une prison.
L’ensemble était définitivement prévisible.
Un long tunnel d’ennui se dévide.
Devant nous s’imprime un chemin
Incertain, sans raisons, partiellement vide.
Avions nous besoin de ce dessin ?
Que dire de plus, je n’en sais rien
Cela m’indiffère, reste ma parole
Qui se diffuse dans le jardin, le tien.
Ici, ne se définit plus aucun aucun rôle.
Je suis resté, j’attends la lumière
Le ciel est un bloc de cristal
Le monde une simple pierre
Le chemin un rêve animal
L’abandon est devenu une réalité
Le reste d’une mauvaise histoire
Quand s’installe le retour de l’été
Arrive le souvenir d’une nuit noire